#CHALLENGE AZ - U



U  Comme Unique Vendée


 Votre maison est la plus démunie du pays.
Votre corps le plus décharné, votre apparence la plus fragile.
Mais nul n'a, sur ce pays, un empire qui égale le vôtre.
Cheikh Hamidou Kane


UNIQUE ;  seul dans son genre (fils unique) – infiniment au-dessus des autres, incomparable, exceptionnel,

La Vendée garde l’empreinte d’une histoire originale et complexe qui marque tout autant sa géographie que son héritage culturel et économique. Un littoral, deux îles, Noirmoutier et Yeu, un arrière pays avec les Marais poitevin au sud et breton au nord ouest, une vaste étendue au centre, formée par le Bocage puis au sud par la plaine, forgent sa particularité.
Peuplée depuis près de 100 000 ans, la Vendée est l’héritière du Bas Poitou.
AUTOUR DE LA MER
A la Belle Epoque, les ports vendéens profitent des ressources du littoral. La pêche à la sardine et au thon alimente les usines de conserve et les poissonneries. Les quais vivent au rythme des débarquements du poisson. On y croise des personnages hauts en couleur, autour des bateaux et des petits canots, alors que l’élevage des huîtres et des moules fait la richesse des marchés régionaux.

Le pêcheur vendéen attend avec impatience l’arrivée du printemps. Les beaux jours annoncent le retour d’un précieux poisson migrateur qui fait la richesse de tous ; la SARDINE. En 1907, ils sont environ 6000 pêcheurs de sardines en Vendée !
La sardine est un poisson capricieux. Quand elle n’est pas au rendez-vous, les pêcheurs partent à la crevette et aux crustacés. 
Ou bien ils se lancent vers le large à la pêche au thon. Au début du XXème siècle, l’Ile d’Yeu et les Sables d’Olonne sont alors les principaux ports thoniers de Vendée. La pêche se pratique le temps d’une marée, soit une quinzaine de jours d’affilée en moyenne.



 
La pêche à la sardine et au thon fait naître une grande activité industrielle. Au début du XXème siècle, l’industrie de la sardine emploie plus de 2000 personnes en Vendée.
Sur les quais, il n’y a rien de plus pittoresque que la poissonnerie ! Un spectacle vivant où se mêlent les voies des vendeuses à la criée, des mareyeurs, des patrons de pêche, et du crieur bien évidemment. Un monde qui grouille d’impatience. Le poisson frais n’attend pas. Les petites marchandes sont assises aux premières loges, Elles patientent en tricotant et caquetant. Figures incontournables de la vie maritime, les petites marchandes répandent la bonne humeur et la bonne odeur du poisson !

De la baie de l’Aiguillon à Noirmoutier, la Vendée compte de nombreux ports de pêche et de commerce. Pour entrer dans les ports vendéens, les grands voiliers marchands doivent attendre la marée haute ou bien remonter péniblement les longs étiers fouettés par les vents.
 
DE LA MER A LA TERRE
Hostiles et doux à la fois, deux arrières pays maritimes se dressent face à la mer. Au nord, le marais breton, dominé par la cité de Challans. Au sud, le marais poitevin. Entre mer et terre, les marais salants apportent le sel, l’or blanc exploité depuis des millénaires.

MARAIS SALANTS : Les vendéens ont toujours su tirer partie des terres inondées par la mer. Dès le Moyen Age, on voit apparaître de vastes étendues de marais salants. Ce sont des ensembles à la géométrie parfaite, composés de bassins rectangulaires ou carrés, patiemment aménagés, de sorte que l’eau de mer puisse tous les arroser. 
Le résultat d’un long travail d’observation de la nature.
A la Belle Epoque, L’Ile de Noirmoutier et les Sables d’Olonne sont les principaux sites de production de sel.

MARAIS BRETON : Le marais breton est un immense territoire entre terre et mer. Il s’étend sur tout le nord ouest de la Vendée, soit 30 000 hectares en 1900, sur les cantons de Saint Jean de Monts, de Beauvoir, et de Challans ; 

 

 
Les paysages sont le résultat de siècles d’assèchement pour gagner des terres sur l’océan et lutter contre ses assauts intempestifs. Il se dessine alors de digues et des écluses, de nombreux étiers, canaux et fossés, des polders et des marais salants au nord, des prairies et des coins très buissonneux, et des champs asséchés, « parsemés de tamaris, peupliers, ormeaux, et saules pliés par le vent du large ».
Cette très grande diversité fait le charme du Marais.  Pour les premiers visiteurs, il est aussi le pays du vent et des moulins.

MARAIS POITEVIN : De vastes prairies, d’immenses roseraies et de belles rivières ombragées enchantent le promeneur de la Belle Epoque, et le déconcertent aussi. Car le marais poitevin, situé sur un ancien golfe maritime, est une région singulière. On y distingue deux espaces bien structurés. Les marais mouillés, inondables, et les marais asséchés, protégés des crues par des digues et des écluses. Ces terres très riches, sont drainées par des canaux et des fossés. Les gens du marais les destinent à la culture et à l’élevage. Les sols, très salins, ne permettent pas aux arbres de pousser. Le bousat remplace alors le bois de chauffage. Il s’agit d’un combustible fait de bouse de vache malaxée avec de la paille.
 
Dans ce pays, les routes sont des rivières. Et l’unique véhicule au début du XXème siècle, c’est une yole appelée « plate ». Propulsée à l’aide d’une « pigouille » (une perche) elle transport les troupeaux d’un pâturage à l’autre, les enfants à l’école, les familles à la messe.

TERRE D’ELEVAGE ET DE CULTURE
La campagne vendéenne offre une singulière diversité. Les paysages d’abord, au nord et au sud, les terres des marais, conquises sur la mer sont riches et propices aux cultures. La plaine aux portes du marais poitevin est une terre céréalière. Au centre se trouve Bocage, pays de bois et de prairies, de jardins et d’élevage.
Les productions sont également variées ; des chevaux, des mulets, des ânes, des chèvres et des moutons, des volailles et des bovins, mais aussi du miel et du bois. Des fèves et des mogettes, les célèbres haricots blancs. Et du chou géant ! Telle est la liste des productions vendéennes selon les statistiques agricoles de 1895. A l’évidence, la Vendée est rurale.

FERMES, BOURRINES et HUTTES
Typique du Marais breton, la BOURRINE est l’habitation de familles très modestes. Les hommes louent leurs bras à de gros exploitants. Les femmes travaillent à l’extérieur, la plupart du temps comme domestiques.  Les bourrines sont construites sur des bandes très étroites en bordure de chemin.  Les murs sont montés avec la matière première prélevée sur place (de grosses mottes de terre mélangées à de la paille ou des aiguilles de pins). Des galets ramassés sur la plage peuvent s’ajouter au bâti. Le toit est recouvert de roseaux.  Dans le prolongement de la pièce de vie se trouvent une étable et une boulangerie (petit réduit qui contient le four)
Dans les dunes, les bourrines forment de véritables quartiers appelés « Les Parées ». Leurs occupants sont soumis à l’impôt. Ils pratiquent la pêche côtière et l’élevage. Les HUTTES réalisées en terre jusqu’au début du XXème siècle sont désormais en pierre et recouvertes de roseaux. Elles sont de plain pied et possèdent deux ouvertures. L’une sur la rivière, l’autre sur le terre plain qui reçoit le matériel agricole et la barque.
Les FERMES du bocage contrastent avec ces habitations. Ce sont de belles bâtisses en pierre qui s’organisent autour d’une cour, avec deux corps de logis. L’un abrite les bêtes, l’autre les paysans. L’intérieur de la ferme vendéenne est très sobre. Il se compose d’une pièce principale, où se déroulent les activités quotidiennes. De chaque coté de la grande cheminée se trouve un lit en coin. Les plus riches ont des matelas en laine ou en plume.

LA BELLE EPOQUE
Dans l’arrière pays verdoyant, les grandes villes prennent le pas sur la campagne et se modernisent. L’arrivée du train et l’amélioration du réseau routier ouvrent des nouvelles perspectives. Entreprises, petits commerces et marchés agricoles font battre le cœur des cités qui concentrent le pouvoir politique, l’attrait culturel et la puisse économique.

Les liaisons maritimes et le train favorisent l’essor des cités balnéaires. Alors que les premières voitures s’invitent dans le département, les attelages restent encore le meilleur moyen de circuler sur les routes. Les ânes sont les grandes vedettes des plages vendéennes.




Les bains de mer révolutionnent la vie dans les îles et les cités côtières. De nombreux estivant viennent profiter des douceurs de l’été. Pour les retenir, les villes se modernisent et s’équipent tandis que les ports concentrent l’essentiel de l’activité économique. 


La Vendée change… le quotidien est rythmé par la construction d’écoles, de mairies et de nouvelles églises, plus grandes et plus belles. La vie est dehors, dans les rues très animées. Ici un paysan qui se rend au marché, là des militaires qui défilent. Pour les grands rassemblements ou foire, le Vendéen est fidèle à la tradition ; il s’affiche avec le costume du pays.


Que de plaisirs à la Belle Époque ! Les distractions ne manquent pas en Vendée : bains de mer, promenades en forêt, pique-nique au bord des rivières. Les clubs de sports ont le vent en poupe, les touristes quant ils ne vont pas à la plage, partent à la découverte du patrimoine. Le littoral voit éclore de jolies villas et des hôtels offrant des séjours de qualité.

Un guide touristique de 1921 propose des itinéraires en voiture à travers tout le département.
« Venez découvrir la Vendée et ses curiosités » : vieux châteaux, vieux donjons, maisons de personnages célèbres. Ses forêts, ses rivières. Les lieux qui ont fait naître les légendes de Barbe Bleue et de la Fée Mélusine.


La Vendée a su se relever, elle accueille aujourd’hui près de cinq millions de touristes chaque année, ce qui en fait le premier département touristique de la façade atlantique et le deuxième de France.
Il ne s'agit plus seulement d'un tourisme populaire de campings et de meublés sans confort, ou de colonies de vacances des banlieues parisiennes, mais d'un tourisme de résidents secondaires et d'amoureux de la voile. Plusieurs stations balnéaires offrent un vaste panel de loisirs

La Vendée est le deuxième département français au niveau du nombre de places d'accueil (35 millions de nuitées par an, tous hébergements confondus). Mais c'est surtout le littoral atlantique qui est le plus concerné par le tourisme (tourisme de type balnéaire).
La Vendée compte en effet 250 km de côtes dont 140 de plages et le taux d'ensoleillement le plus important de la côte atlantique. Des villes comme Saint-Hilaire-de-Riez, Saint-Jean-de-Monts, Les Sables-d'Olonne ou Saint-Gilles-Croix-de-Vie sont réputées pour leur dynamisme touristique. De même l'île de Noirmoutier et l'île d'Yeu peuvent décupler leur population l'été.
À l'intérieur des terres, un tourisme rural s'est développé grâce à l'apparition de chambres d'hôtes.
L'est de la Vendée, pourtant fortement enclavé, n'est pas en reste grâce au Grand Parc du Puy du Fou.
Le tourisme est la première activité économique vendéenne, la Vendée attirant chaque année environ 3 millions de touristes, soit quatre fois sa population. Ces chiffres font de ce département le deuxième département français de destination.
 Le tourisme s'est développé principalement sur la côte mais également dans le Bocage (Cinéscénie et Grand Parc du Puy du Fou) et dans le Sud-Vendée (Venise verte) ou encore la ville de La Roche-sur-Yon et sa Place Napoléon.

Venez nombreux découvrir cette UNIQUE VENDEE !

Sources textes et images ; La Vendée d'Antan par Nathalie Barbe aux éditions HC. 
Origines 365 pensées de sages africaines - Danielle et Olivier Follmi.